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Reconnaître un visage

Je te vois et je sais qui tu es. Enfin, c’est ce que je crois !

Objectifs 

Reconnaître

  • Notre cerveau pense en catégories. Cela signifie que, sur la base de quelques caractéristiques et propriétés seulement, nous pouvons déterminer si ce qu’on voit est un objet, un animal ou bien une plante.
  • Notre cerveau fait de même avec les gens. Mais que se passe-t-il lorsque nous divisons les gens en catégories ? Quelles conséquences cela peut-il avoir ?

Déroulement

  • Sélectionnez un portrait, accrochez-le et demandez au groupe : « Que pensez-vous de cette personne ? Comment est-elle ? » Notez spontanément sur des Post-it (un mot par feuille) trois caractéristiques qui vous viennent à l'esprit à propos de cette personne.
  • Collez les Post-it à gauche et à droite de l'image : tous ceux comportant des termes descriptifs et neutres (par exemple : blond, petit, souriant) d'un côté, de l'autre côté tous ceux comportant des jugements de valeur (par exemple : stupide, coincé, beau, etc.). Si la distinction n'est pas claire : décidez ensemble de quel côté le Post-it doit être placé.
  • Discussion : quels termes sont neutres, lesquels sont des jugements (de valeur) ou bien des préjugés ? La distinction est-elle toujours claire ?  Par exemple, si vous dites « Elle est asiatique » ou « Elle est chinoise » : est-ce vraiment une description ou un jugement que vous faites parce que vous ne voyez que l'apparence de la personne ? Les jugements (de valeur) sont-ils justifiés ? Et comment naissent-ils ?
  • Pour finir, regardez les vidéos “C’est quoi, un stéréotype?” et/ou “Stéréotypes et préjugés” / YouTube 


Prolongement

  • Vous trouverez d'autres activités sur les thèmes de la catégorisation, des stéréotypes, des préjugés et de la discrimination dans les parcours pédagogiques développés dans le cadre du projet Erasmus+ « Être humain - vivre ensemble ».

Adaptation inclusive 

  • Si certains enfants ont des difficultés à s’exprimer à l’écrit (ou ont besoin de se déplacer, de se défouler un peu) : placez les portraits sur un mur ou sur des panneaux. Posez différentes questions et demandez aux enfants de se placer sous la photo de la personne à laquelle ils pensent que la déclaration s'applique : « Selon vous : qui aime cuisiner ? Qui aime les sciences ? Qui parle tout le temps ? Qui aime les épices ? Qui est bon au foot ? Qui lit beaucoup de livres ? Qui danse bien ? Qui aime bricoler ? Qui est très intelligent ? Qui est sensible ? Qui aime la tarte aux fraises ? »
  • Discussion : « Pourquoi avez-vous choisi ce portrait ? Qu’est ce qu’il vous évoque ? (Éventuellement) Quels préjugés pourraient lui être associés ? »

Liens 

Contexte 

Pour trouver trois mots qui caractérisent une personne en un minimum de temps, nous devons penser en catégories : lorsque notre cerveau doit analyser un visage inconnu, il s'appuie sur des éléments qu’il connait déjà. Il observe et simplifie afin d'arriver rapidement à une opinion (Ce processus est appelé la catégorisation). Par ce procédé, il produit:

  • des réponses descriptives (représentation neutre de la personne) : par exemple : grand, petit, blond, jeune, etc.)
  • des jugements de valeur ou même des réponses stéréotypées : par exemple, gentil, strict, beau, etc.

En recourant aux stéréotypes (opinions générales, préconçues et souvent inconscientes sur les personnes en termes de valeur, d’apparence physique, de morale, d'intellect et autres caractéristiques qu'elles semblent partager avec les autres membres de leur groupe), nous utilisons la simplification pour assigner les personnes à des catégories sans tenir compte du caractère particulier de chacune. Les stéréotypes peuvent varier d'une culture à l'autre ou être communs à toutes.

En interrogeant et en analysant les mots suggérés, le processus arrive à la conscience : La différence entre les mots neutres, qui appartiennent au registre de la description, et les mots stéréotypés, qui sont le résultat d'une interprétation, qui généralisent et peuvent conduire à un jugement de valeur.


En savoir plus

Avec peu d'informations, une opinion ou un jugement peut être formé très rapidement sur une personne, ce processus est appelé « formation de l'impression ». Dans les premiers moments de la rencontre avec un inconnu (durée = de quelques secondes à quelques minutes), ce processus se déroule automatiquement. L'impression (bonne ou mauvaise) créée par cette personne peut influencer en permanence notre jugement sur elle : Par exemple, si nous « ne pouvons pas vraiment sentir » quelqu'un lors de la première rencontre, il peut se passer beaucoup de temps avant que nous fassions confiance à cette personne. La formation de l'impression peut être influencée par plusieurs facteurs (sourire, regard, attraction, phéromones, etc.), ainsi que par des stéréotypes (représentations simplifiées de catégories de personnes).


Explication : adaptation inclusive

Habituellement, les participant.e.s associent chaque question à un portrait. Cependant, lorsqu'on leur demande "Qui aime le gâteau aux fraises", ils répondent toutes et tous qu'ils ne peuvent pas le savoir. Mais pourquoi n'ont-ils pas eu de problèmes avec les réponses aux autres questions ? Ils vont juger selon différents critères : Je pense qu'elle l'est parce que c'est une fille ; il est jeune ; elle porte des lunettes ; toutes les femmes africaines que je connais cuisinent bien ; elle sourit etc.

En fait, tous les portraits peuvent apporter une réponse aux questions posées. Les visages en tant que tels ne contiennent aucune indication de la bonne réponse, et nous ne pouvons pas connaître les qualités, les défauts et les activités d'une personne simplement en regardant son visage.

Cet exercice montre que lorsque nous catégorisons les gens, nous nous basons souvent sur certaines opinions préconçues (stéréotypes) non fondées, en fonction de critères biologiques ou culturels (sexe, couleur de peau, origine sociale, orientation sexuelle, etc.) ; ce faisant, nous généralisons sans tenir compte du caractère unique de chacun. Parfois, nous combinons ce processus avec un jugement de valeur non contrôlé que nous considérons comme correct. Dans ce cas, nous sommes porteur.euse.s de préjugés.

Les stéréotypes et les préjugés nous sont transmis par notre environnement, notre éducation et notre culture ; nous les perpétuons donc inconsciemment (parfois consciemment) et ne reconnaissons pas nécessairement leurs effets. Cependant, ils influencent nos relations sociales et nos décisions quotidiennes.

Comment les stéréotypes sont-ils établis ?

  • Suite à des généralisations : Ce professeur est comme ça, donc tous les professeurs sont comme ça.
  • Par sympathie ou antipathie : Ce sportif est gentil, donc tous les sportifs sont gentils.
  • En raison de similitudes : Nous préférons souvent ceux qui nous ressemblent.
  • Suite aux premières impressions (qui sont souvent trompeuses) : notre perception influence notre jugement, bien qu'elle soit basée sur une opinion préconçue sur l'apparence d'une personne.
  • etc.